les transmissions du féminin

 De nombreuses femmes à travers la planète s’éveillent pour revendiquer  une place de femme  adaptée au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Cette place, qui inclut la parole et le corps, est encore bien peu respectée dans de nombreuses situations et de plus, les transmissions des femmes qui nous ont précédées dans les générations antérieures ont laissé une empreinte puissante dans l’esprit des femmes d’aujourd’hui.
 C’est un énorme chantier(!! Les conditions de vie des femmes d’hier sont souvent en décalage avec ce que vit une femme aujourd hui tant dans son féminin de femme que dans son féminin maternel et pourtant dans le for intérieur des femmes d’aujourd’hui, il persiste des peurs, des angoisses, des émotions plurielles, qui font penser que les souffrances des femmes d’hier transitent chez leurs descendantes à travers des symptômes psychiques ou physiques dont la plupart des femmes sont conscientes.
La parole silencieuse de ces femmes-ancêtres muselée par des secrets encore verrouillés, exprime toute la complexité d’autoriser à se donner une pleine expression dans son être femme d’aujourd’hui.  Revendiquer  une identité sexuée tout en valorisant ses capacités d’esprit et de coeur reste un défi . Pourtant depuis quelque temps, la parole se délie, les femmes parlent et dénoncent les abus. Que ce soient des abus psychiques, affectifs, sexuels, le besoin de se libérer d’expériences traumatiques les mobilise vers une démarche transgénérationnelle pour extraire les racines d’humiliations, de soumissions, de colères et de silences.  Tout aussi important et indispensable est la transmission des forces que ces femmes d’hier ont accumulé dans les diverses expériences rencontrées.  Le potentiel féminin contenu dans ces transmissions est en attente d’être actualisé par les descendantes de ces lignées. Pour autant, il est incontournable de se retourner sur le tragique des vécus antérieurs et traverser les effets des souffrances antérieures pour récupérer le courage, l’énergie disponibles à ces places de femmes.
Le poids du passé familial, ancestral est énorme et les femmes d’aujourd’hui peuvent récupérer un potentiel important de ce qui est resté suspendu, inachevé, souffrant et en attente d’accomplissement. 
J’ai moi-même compris l’importance dans mes lignées féminines,  encombrées de fantômes et de blessures de mes grand-mères frustrées, silencieuses et dans une violence intériorisée du silence imposé, de ce travail de retour vers mes sources de vie pour y puiser le sens et renouveler le sang d’une transmission vivante. Ces femmes qui m’ont précédée sont faites de courage, de douleurs, de blessures d’humiliation dans leur coeur et leur corps de femme et de deuil d’enfants dans leur coeur de mères. Ce qui me touche le plus c’est ce défaut de paroles, d’expression de leur être, dans ce qu’elles ont dû enfermer, cloitrées dans les murs des conventions sociales de leur époque, de la morale, du  regard  d’autrui et du jugement sur elles-mêmes.  J’ai recueilli la sagesse et la bienveillance de ma grand-mère paternelle, émigrée de Pologne, ayant fuit les persécutions que j’ai connu trop peu de temps mais dont il me reste une présence digne et humble, un regard doux et profond et la légitimité de la quête du sens de l’existence.
 Cette voie  du féminin est non seulement à explorer sérieusement, mais ces voix ont besoin d’exprimer le vivant de leur destin, de se faire entendre et d’être accueillies.  Il  y a une vraie nécessité à se défaire des fardeaux si pesants dans le corps des femmes qui se manifestent à travers douleurs et lourdeurs.
 De très nombreuses femmes vivent en s’oubliant, en s’exilant de leur corps, de leur âme et parfois de leur coeur. Elles se retirent au profit de l’autre. Cette qualité du souci de l’autre, elles ne peuvent l’appliquer  à elles-mêmes car cela ne s’est pas transmis ainsi. Dans les générations antérieures, il était valorisé de s’occuper d’autrui et pas de soi. Il fallait se mettre au service de l’ Autre ( famille, société, Dieu..). Il était mal vu, mal perçu de déroger à cette morale. Alors les filles ont appris à faire plaisir, à plaire, à séduire pour se faire accepter, aimer, désirer tout en effaçant soigneusement  leurs besoins profonds, leurs désirs secrets et sacrés. Ces besoins et désirs refoulés sont la source  de manifestations de mal-être, de malaises, de maladies,  symptômes physiques et/ou psychiques qui apparaissent en signal d’un besoin de reconnaissance et de reconnexion à soi, à son âme, à sa nature profonde.
L’éducation, pendant des décennies, s’est portée sur l’apparence, la beauté, gages d’assurance pour trouver un mari. Plus tard, dans les générations soixante huitardes, les mères ont voulu pour leur fille des études, pour conquérir une place qu’elles n’avaient pas pu revendiquer à leur époque. Faire de leur fille, une femme indépendante financièrement pour ne pas dépendre du mari est devenu un projet  important  pour les parents et surtout pour les mères envers leurs filles.
L’arbre du féminin nous aide à mettre en lumière les traumas vécus antérieurement et intérieurement et indique tout autant les blessures des femmes qui peuplent nos lignées, que la façon de trouver  le chemin pour soi  dans une place de femme enracinée dans son présent d’aujourd’hui.  Les mères et grand-mères de notre généalogie ont traversé des épreuves qui ont affecté leur place, leur corps, leur coeur de femme et/ou de mère. Plus ou moins bien accueillie en tant que fille, elles se sont élevées dans la société selon des codes et des valeurs propres à leur époque. Elles ont transmis la vie dans des conditions souvent douloureuses.  La reconnaissance des places du féminin  dans l’arbre familial et ancestral apporte une reconnaissance  à notre propre place de femme.
Renouer avec sa souveraineté naturelle, c’est  décider pour soi-même de sa vie et pour cela le retour au corps est indispensable pour retrouver les perceptions sensorielles du vivant. C’est le lieu pour s’appartenir, pour sortir du maternel et entrer dans l’être femme en exprimant ses besoins ses désirs, et en sortant  des comportements infantiles du devoir plaire avant de se faire plaisir.

Quelques exemples parmi tant d’autres rencontrés dans ma pratique :

  • Noémie, 37 ans ne comprend pas pourquoi elle n’arrive pas à avoir un enfant malgré de nombreuses tentatives en PMA.

Dans son arbre familial, Noémie est la 2ème enfant dans une fratrie de 4 , mais elle est aussi la 3ème, car le 1er est décédé à quelques jours après l’accouchement. Lorsqu’on regarde dans l’arbre maternel, la grand-mère a eu un 1er enfant mort à 1 mois, et l’arrière grand-mère a aussi perdu un 1er enfant.  Dans cette transmission, on voit que la place du  1er enfant est risqué. Noémie découvre cette répétition et c’est pour elle comme un » ciel qui s’ouvre « . Lui revient en mémoire certaines paroles de sa grand-mère qui déplore la grossesse et répète qu’une femme devrait être libre de choisir de ne pas avoir d’enfant. La mère de Noémie quand à elle, harcèle sa fille pour qu’elle « tombe enceinte ».  Noémie prend conscience de tous ces enjeux et s’allège de la pression qu’elle se met à travers sa mère et l’histoire qui la précède.  J’apprendrais quelques mois plus tard qu’elle est enceinte..

  • Natacha, 56 ans, se sent bloquée dans sa vie amoureuse, elle a divorcé il y a 12 ans et ne retrouve pas un compagnon avec qui elle pourrait envisager un couple durable.

Les lignées de femmes dans son arbre montrent combien nombre d’entre elles sont restées seules, veuves ou divorcées après un 1er mariage. Sa mère reste nostalgique de la vie conjugale avec le père de Natacha dont elle s’est séparée (sans divorcer) après 20 ans de mariage. Natacha est très proche de sa mère et éponge patiemment les regrets que cette dernière évoque et notamment qu’aucun homme ne pourra remplacer son mari parti avec une autre femme. Natacha découvre dans le processus transgénérationnel combien elle est en colère face à ces femmes restées seules qui ont accepté leur sort comme si elles le méritaient. C’est la colère qui servira de déclencheur pour que Natacha se désidentifie de ces destins de femmes, de mères et qui sont restées au fond des filles de leur propre mère sans accéder à leur place de femme.

  • Sylviane, 48 ans, vit dans une dépression larvée depuis de nombreuses années et se sent incapable de prendre sa vie en charge.

Dans le cas de Sylviane, le travail transgénérationnel a mis longtemps a démarré, comme si elle ne pouvait pas, ne voulait pas regarder au-delà de sa propre histoire. Une histoire jalonnée de deuils rencontrés lorsqu’elle était déjà enfant. C’est en dévoilant la place d’une 1ère femme de son arrière grand-père, décédée à 24 ans qu’elle saisit les concordances de dates et même de prénom. Cette jeune femme s’appelait Sylvette. Sylviane fait le rapprochement avec la période de ses 24 ans, sa 1ère dépression après une rupture amoureuse brutale. Nous avons réhabilité cette place de Sylvette, retracé sa vie, et tout ce qu’elle a laissé derrière elle de regrets, nostalgie, tristesse chez son jeune mari, qui bien que remarié quelques années plus tard a gardé en lui l’amour de sa 1ère épouse.  Sylviane a regagné des forces de vie, s’est engagée dans une voie artistique qu’elle n’arrivait pas, jusqu’à présent, à investir. 

 

Depuis plusieurs années,  j’ai à coeur d’accompagner les femmes vers un processus de transformation et de réappropriation de leur désir, de leur force et  de leur espace sacré. Les stages que je propose mettent l’accent sur la place des femmes à travers les générations sur la relation à leur corps à travers les trajets de transmissions afin de délivrer l’élan créateur de leur nature profonde.

lire l’article sur Pandore et le rôle de la 1ère femme  ici

Les stages pour expérimenter l’arbre du féminin et se réapproprier ses forces de femme :

  •  » Qui j’ose aimer » mars 2018
  •  Femmes : « Corps, Coeur et Ame »  Résidentiel  – Aout 2017- 
  • Les constellations du Féminin – 9 et 10 décembre 2017.

 RENTREE 2017

« Les Transmissions du féminin « 

Conférence à 2 voix avec Sophie Rose

Quelles empreintes le féminin a-t-il gravé dans le corps-psyché de nos ancêtres femmes ? Des transmissions conscientes aux transmissions inconscientes, comment  notre féminin opère-t-il en regard de l’héritage de nos mères et de nos grand-mères ?

en présence de M Meténier, Conteuse 

A Bordeaux, le 4 octobre à l’Espace Temps, 19 rue du Loup

 à Paris le 12 octobre rue des Martyrs Paris 9ème

 Intervenante :  Maureen BOIGEN, psychothérapeute formée à l’analyse Psycho-organique, spécialisée dans le champ clinique transgénérationnel,, formatrice et superviseur en psychogénéalogie, formée aux constellations familiales, directrice du Centre de Formation aux thérapies transgénérationnelles d’Aquitaine.                      Auteure de :l’Expérience de l’Arbre , guérir des mémoires familiales, Editions Chiron

Renseignements    Maureen Boigen : 06 43 18 52 81 mail :cftta33@hotmail.fr

Ma famille, mon histoire et moi

Avez vous déjà essayé de vous représenter ces 3 termes génériques ? lorsque j’ai proposé cet exercice, il s’est avéré que c’était ô combien compliqué et complexe, ainsi pour de nombreuses personnes, chacun de ces mots s’inclut dans l’autre. Ce qui est une réalité psychique :Je nais d’une famille et mon histoire est inévitablement reliée à ma famille, même si mon histoire est composée en majeure partie de l’histoire familiale, jusqu’à ce que je prenne conscience que j’ai une histoire distincte, différenciée de celle de ma famille d’origine. Cela nécessite un chemin pour conscientiser cette perception de son histoire individuelle.

Notre chemin de vie est constitué de nombreux croisements visibles et invisibles avec l’histoire familiale ( voire généalogique). Bien souvent, ce sont des dates anniversaires qui accrochent l’inconscient pour nous mettre en relation avec ce qui est resté en souffrance, en instance de résolution.Chaque accroche qui nous relie aux générations précédentes dans des situations, des évènements qui ressemblent à du déjà vu, déjà vécu porte en elle le germe d’une transmissions créatrice.  Encore faut-il y voir clair et ce n’est pas évident !

Nous ne pouvons échapper à ce lien d’appartenance porteur d’identités multiples ( nom de famille, milieu social, culturel…) et pourtant notre chemin individuel nous attend pour exister pleinement, c’est à dire exprimer notre être au monde. Or très fréquemment, les personnes  ont conscience que cela ne leur appartient pas, mais les non-dits, les secrets, les deuils non faits alourdissent toute tentative de se libérer du poids familial.  Il nous faut passer par l’expérience de la différenciation et de la reconnaissance de cette famille et de son histoire pour sortir des transmissions aliénantes dans lesquels certains de nos ascendants sont restés prisonniers.

L’inconscient familial en soi nous rappelle que nous sommes issus de cette famille d’origine, et exerce une tension pour déposer et regarder ce qui nous retient.  Le flux de la vie reste toujours présent à travers les transmissions transgénérationnelles comme autant de sillons  tracés dans lesquels nous pouvons nous inscrire et manifester notre pleine conscience des ressources qui nous sont léguées.

Bien sûr le Moi  a besoin de  comprendre et de faire le tri;  il est ce levier, dans son aspect existentiel, c’est à dire au-delà du Moi identitaire, par lequel l’accès à l’autonomie, à la liberté d’être est possible. Comme tout parcours du héros, le  Moi  doit franchir des obstacles, éprouver la séparation avec l’histoire souffrante de la famille, sortir vainqueur d’une culpabilité qui bien souvent, tend à le rattraper au coin d’une confiance retrouvée. Mais cette lutte, c’est tout bonnement pour arriver quelque part sur une plage de bien être ( au sens littéral) et de goûter la chair du moment présent sous le regard  intérieur bienveillant de ceux par qui nous sommes au monde.

Oui, c’est un chemin de vie, la vie toute entière est contenue dans le chemin sur lequel nous avançons. Se défaire des noeuds transgénérationnels est une nécessité pour soi, pour sa descendance et une reconnaissance pour son ascendance. Çà participe de la quête du bonheur, qui est devenue une valeur dans notre société actuelle. Mais on voit bien qu’une lutte s’engage pour être heureux, çà n’est pas donné, l’histoire des parents, grand-parents nous le rappelle, alors comment s’extraire de la souffrance d’autrefois pour libérer l’espace de vie pour soi ? se permettre d’être au lieu de faire ce qui est un chemin libérateur pour sortir du schéma répétitif. Ce dernier se nourrit consciencieusement des rôles que nous occupons dans notre groupe familial et de ce qui est véhiculé à travers les émotions, paroles, comportements qui nous font réagir.

Se retourner pour identifier la source de ce qui est enchevétré dans notre actualité est salvateur pour ne  plus reproduire sans conscience.

une histoire :

  • Alfredo est un petit garçon de 6 ans qui n’a pas d’amis. Il est souvent seul à l’école et seul chez ses parents où il joue dans son coin. Sa mère, Maria s’inquiète pour lui et fait la démarche pour comprendre ce qui se passe en lien avec l’histoire familiale. Les Grand-parents de Maria d’origine espagnole  ont émigré en France dans les années 60. Maria est née en France après 4 frères et soeurs ( dont 1 frère est décédé en bas âge). Maria n’a jamais connu ce frère qui s’appelait Alfredo, dont personne ne parlait mais qui était représenté sur plusieurs photos encadrées. Maria avoue qu’à la naissance de son fils, elle n’a eu aucune hésitation sur le choix du prénom, par contre elle dit que depuis 2 ans, elle a peur qu’il arrive quelque chose à son fils. 4 ans est l’âge auquel son frère est décédé. C’est en énonçant cette histoire, en la parlant devant son arbre généalogique et devant son fils que ce dernier s’est animé et s’est exclamé :  » Mais moi je suis vivant, Maman ! » . Il faut dire aussi que ce prénom d’Alfredo porte des empreintes familiales assez chargée puisque qu’un grand oncle de Maria est mort à la guerre de 14-18 à l’age de 24 ans, il s’appelait Alfredo et que du côté paternel, un Alfredo est décédé à 4 mois.

@tous droits réservés Maureen Boigen

la série TV « origines » sur france 3

J’ai bien apprécié le ton de cette nouvelle série TV sur France 3, intitulée  » Origines ».qui s’approche beaucoup du travail effectué en psycho-généalogie.Le concept assez nouveau associe généalogie et enquête policière avec 2 personnages principaux : 1 généalogiste, Margot Laurent et un capitaine de police, Arthur du Plessis.

1er épisode,

Une femme est assassinée. L’indice qui intrigue la généalogiste, c’est un arbre généalogique déchiré.

L’enquête commence avec une recherche d’héritier, une femme recherche sa soeur disparue. 50 ans plus tot, un couple ne pouvait pas avoir d’enfant, le mari est médecin et il reçoit une jeune fille de 17 ans enceinte qui dans un 1er temps ne veut pas garder son enfant,  Le coupe s’apprête à adopter ce bébé, mais la jeune mère change d’avis et le mari la tue. Elle sera enterrée dans une tombe sans son nom de famille. Ce couple garde le silence sur les origines de cette enfant et ils auront un fils quelques années plus tard. La fille sera ouvertement la préférée, le fils légitime en souffrira. LA fille agée de 50 ans n’a pas eu d’enfant, elle découvre le secret sur ses origines et apprend que son père (adoptif) a tué sa mère. Elle cherche à l’empoisonner mais rate son coup, au cours d’un affrontement avec son ou elle lui crie sa haine et cherche à le tuer, il se retrouve dans la meme situation avec la m ême arme ( des ciseaux)  et poignarde sa fille.

On voit combien le secret  inavouable est lourdement pesant dans les choix de vie que font les individus : la fille adoptée par le meurtrier de sa mère, sacrifie sa vie personnelle pour répondre aux attentes de son père, le fils légitime n’est pas reconnu par son père qui lui préfère « sa « soeur ». Les sentiments du fils envers ses parents n’ont d’égal que le secret qui entoure celle qu’il considère comme sa soeur et le crime impuni du père.  Le secret encrypté est conducteur vers des actes criminels.

Autre épisode

L’intrigue part d’une armoire dans laquelle on a trouvé le cadavre d’une enfant de 6ans. L’ancienne propriétaire de ce meuble  se débarrasse de l’armoire car cette dernière la met mal à l »aise.  Elle est grand mère d’une petite fille de 6 ans,dont les parents sont morts dans un accident.  Dans l’avancée de l’enquête, on découvre que ses vrais parents ont disparu il y a 50 ans et qu’on ne les a jamais retrouvés. Cette femme apprend  brutalement la vérité sur ses origines  et évoque que curieusement et surtout inconsciemment elle a acheté ,il y a quelques années, cette maison dans laquelle sans le savoir, elle aurait vécu jusqu’à l’âge de 2 ans. elle a eu un sentiment de familiarité inexplicable au moment d’y habiter.

Le puzzle en se reconstituant fait apparaître que plus de 50 ans plus tôt, 2 adolescents, un soir de réveillon de Nöel se venge  des punitions de leur professeur en lui volant sa voiture, ce qui provoquera un enchainement de conséquences dramatiques dont l’abandon de l’enfant de 2 ans qui se trouvait dans la voiture et que les adolescents vont abandonner sur les marches d’une maison. Ou on apprend que le policier chargé de l’enquête à cette époque est un compagnon d’infortune du professeur, les 2 ayant été internés dans un bagne d’enfants à Mettray.

Dans ces 2 épisodes, le dénouement arrive sur un secret de filiation. Les coincidences s’enchainent et prennent sens au fur et à mesure que le puzzle se réunit. Ces scénarios sont bien construits : on y trouve tous les ingrédients de la fabrique des secrets ( protéger la famille) mais aussi du suintement de ces secrets : dans le  1er épisode, la préférence affichée pour la  fille au détriment du fils légitime, dans le 2ème  épisode, la ressemblance frappante entre la petite fille morte et la petite fille vivante, qui marque le trait de filiation inconnue.  L’objet de transmission, l’armoire dont on veut se débarrasser car elle s’avère inconsciemment trop familière.
vers la fin des épisodes, la généalogiste confie au policier qu’elle même est une enfant trouvée. Ainsi, la sensibilité de la généalogiste l’amène vers des affaires auxquelles son histoire personnelle n’est pas étrangère.

http://www.france3.fr/emissions/origines/diffusions

Maureen Boigen@ tous droits réservés.

 

 

 

Les constellations familiales

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LOGOGIF1La méthode des constellations familiales et systémiques offre d’une part, une complémentarité à tout travail thérapeutique  et d’autre part, c’est une expérience à la portée de chacun dans la démarche de vouloir s’extraire de transmissions familiales aliénantes, de vécus personnels traumatiques, de clarirfier des relations familiales,professionnelles, amicales, amoureuses, mais aussi pour toute problématique concernant la condition humaine.

Les constellations familiales ont cette particularité d’inviter et de rendre vivantes dans l’espace nos représentations internes. Nos problématiques habitent de façon parasite notre psychisme et hantent le présent de notre existence.Y sont inclus les contenus dont nous avons conscience et que nous pouvons gérer, contrôler mais également tous les « rejetons » de l’inconscient qui agitent notre esprit sans répit.

Dans les constellations, la mise en place d’une situation problématique dans l’espace et dans le cadre d’un groupe contenant, offre une perspective nouvelle en laissant entrevoir les dynamiques cachées et les solutions qui sont offertes pour une remise en ordre du système interne.

C’est une expérience très riche et porteuse d’élan pour soi. A travers cette méthode nous pouvons réaliser combien nous sommes à notre insu, pris ( voire prisonnier (e)) des histoires vécues par nos proches. Cette pratique révèle les mécanismes relationnels qui se mettent en place par des projections et des identifications inconscientes à des personnes ou situations du passé, et qui s’expriment dans les rôles de chacun dans une famille, ou un groupe d’affiliation.

Les secrets et les non-dits pèsent lourdement sur la communication et les relations familiales, il ne s’agit pas de révéler les secrets mais de se désaliéner de leurs effets sur les relations entre les membres d’une famille. AInsi les constellations s’avèrent une méthode permettant à chacun de retrouver une juste place et d’assumer les charges inhérentes à sa propre existence plutôt que d’être le réceptacle d’un passé souffrant appartenant à des générations antérieures.

Lors des constellations, nous sortons de la dimension mentale pour entrer dans celle du ressenti corporel et émotionnel. Ainsi c’est la part de l’Etre en soi qui se manifeste dans son besoin d’ordre nécessaire afin de se replacer dans le flux de la vie.

Les constellations familiales sont particulièrement aidantes pour :

  •  retrouver du sens et de l’élan vers le futur..
  • Comprendre sa place et se positionner autrement face aux situations de conflits, souffrances, blocages, peurs etc..
  • éclairer les mécanismes relationnels dysfonctionnels au sein de sa famille ou de sa vie relationnelle, professionnelle, existentielle…
  • prendre conscience des scénarios dans lesquels nous sommes intriqués à notre insu, se délester d’émotions et de sensations confuses qui bloquent l’accès au présent de sa vie.

En permettant l’ouverture vers une image modifiée de la représentation intérieure du système familial que nous portons en nous, le mouvement se libère et déclenche une dynamique porteuse de changements.

 prochaines dates

  • à Bordeaux :  16 septembre 2018

Intervenante : Maureen BOIGEN : Praticienne en psychotérapie, analyste psycho-organique,, analyste transgénérationnelle ,constellatrice,  Formatrice, Directrice du CFTTA bordeaux -e-mail : cftta33@hotmail.fr – www.psychogenealogie.com

Tel. 06 43 18 52 81

 



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Les lieux de vie

LIEUX DE VIE ET MEMOIRES CORPORELLES

 

Nos mémoires transgénérationnelles ne se limitent pas aux membres de notre système familial connus ou inconnus, il apparaît de plus en plus présent dans ma pratique professionnelle et mes recherches personnelles que les lieux  nous racontent aussi leur histoire quand celle-ci peut être entendue…
Je questionne régulièrement  sur le lieu dans lequel se situe la ou les scènes de vie que les personnes évoquent dans le travail transgénérationnel. Et le descriptif de l’endroit se révèle chargé émotionnellement soit de souvenirs vécus ou bien de mémoires liées à l’histoire familiale.
Très interpellée par ces observations, et étant moi-même sensible à cette notion des lieux de vie, j’ai créé des outils pour explorer ces mémoires profondément ancrées dans le corps.
Car les lieux nous ramènent à notre corps physique;  dans cette relation entre le topos et  le soma, il n’y a qu’une frontière très poreuse par laquelle  circulent tous les affects qui se tissent à partir du quotidien.
Nos liens relationnels se nouent non seulement entre 2 personnes mais aussi avec le contexte dans lesquels ils se produisent.
Dans l’arbre généalogique, lorsque des émigrations se sont faites, la nostalgie ( douleur de l’ailleurs) est fortement présente chez les descendants, comme si eux-mêmes avaient vécu cet arrachement.
faire parler sur les lieux est source tout autant de plaisir que de douleur, mais hautement libérateur. Le corps reconnait ces mémoires de façon émotionnelle, mais aussi tres somatique.  Cette reconnaissance permet le détachement et la cicatrisation de ce qui restait en souffrance.
Lieu de naissance, lieu de décès, c’est toujours sur la terre que  nos pieds se posent pour nous emmener dans des choix de vie tout autant que dans des choix de  lieux…
voir les stages de psychogénéalogie pour explorer les lieux de vie de votre arbre généalogique  ici
Maureen Boigen@tous droits réservés.

Les constellations, à qui cela s’adresse?

La méthode des constellations n’est pas une thérapie, mais un outil thérapeutique puissant porteur d’une dynamique générant des changements tant au niveau de sa  problématique mais aussi dans l’entourage proche. Il n’est pas rare de constater qu’en travaillant sur sa propre famille, certains membres bénéficient de la séance de constellations sans y avoir assisté et que des comportements se modifient sensiblement dans le positif.

 

Les constellations familiales s’adressent à toute personne désireuse de clarifier sa place au sein de son système familial, relationnel, conjugal ou professionnel.

  • dans le cadre d’un travail thérapeutique, où il s’avère qu’une mise en place d' »un système » peut éclairer une problématique
  • au moment d’un «carrefour de vie» ou des choix s’imposent, poser une constellation peut ouvrir sur les différents possibles tout en aidant la personne à clarifier sa direction.
  • quand des secrets, non dits pèsent sur la famille  et que certains membres se sentent engluée dans cette lourdeur
  • pour comprendre l’origine de conflits, de tensions familiales, conjugales, professionnelles, pour sortir de mésentente avec ses enfants/ ses parents/sa fratrie
  • pour se situer géographiquement lorsque l’histoire familiale comporte des migrations (un des aspects très important qui a de nombreuses ramifications, notamment dans des problématiques individuelles d’enracinement, ou de couple dans le choix du partenaire)
  • Pour réintégrer ses lignées et recevoir les transmissions positives
  • dans  le sentiment d’être exclus, de vivre  à côté de sa vie, de ne pas se sentir relié à ses proches, est omniprésent
  • pour comprendre les dynamiques inconscientes dans les liens de couple, de fratrie, de parentalité
  • pour avancer dans les étapes d’un deuil
  • pour se dégager de fardeaux, missions, attentes vécus au sein de la famille
  • pour se rapprocher de places ancestrales connues ou inconnues
  • afin de comprendre l’origine de symptomes psychiques et/ou somatiques
  • pour des problématiques d’addictions, de violences familiales, de phobies,  de dépression, de séparations, d’abus…

Cette liste n’est pas exhaustive.

 Cette méthode est bénéfique pour un public  de  16 ans  jusqu’à ……un âge avancé !!

Je travaille avec les couples et les familles. il est possible de venir avec un membre de sa famille ( fratrie par ex, ou parent plus ou moins proche)

Dans les demandes individuelles, il est préférable d’avoir déjà entrepris un travail thérapeutique avant de consteller, ou d’envisager un suivi à la suite d’une consultation en constellations.

Pour les dates des prochains ateliers, cliquer ici
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Constellations Familiales – en pratique

Les différentes places de cette méthode :


La place du constellateur

Même si les principes de base restent  identiques dans toutes les constellations familiales et systémiques, il y a autant de constellateurs que de manières de consteller.

Cette méthode requiert une bonne connaissance des lois systémiques ( les 3  principes de base*, mis en évidence par Bert Hellinger,) mais également une capacité d’accompagner le déroulement des constellations.

En effet, outre les principes essentiels du  respect de l’autre et de son histoire,  B.Hellinger a insisté sur la compétence pour l’animateur, à être présent dans une attitude de recentrage, d’intériorisation et de vacuité mentale. Cette condition requiert une longue pratique et une ascèse afin de parvenir à cet état interne de vide qui permet d’englober la totalité, pour être en contact avec le champ ( espace de l’information  manifestée dans l’énergie qui se dégage de toute constellation) ,tout en renonçant à « comprendre » ( dans le sens d’analyser) ce qui se déroule.

* les 3 principes de base selon Hellinger 

1) la règle de l’appartenance ( chacun  a droit à l’appartenance dans sa famille)
2) la règle de l’antériorité dans l’ordre générationnel, mais également dans les familles recomposées et dans la fratrie (  le 1er a priorité sur celui et ceux qui viennent après)
3) la règle de l’équilibre entre le prendre et le donner ( la balance des comptes familiales dans la verticalité autant que l’horizontalité)

Les constellations sont un outil thérapeutique  puissant. Il est important d’être prudent et de respecter le rythme du client.  Plusieurs niveaux de profondeur, de compréhension sont possibles, et chacun peut trouver ce dont il ou elle a besoin en fonction des informations qui peuvent s’intégrer.

Je privilégie  les mouvements de l’âme définis par Bert Hellinger, où les représentants peuvent agir et se déplacer selon leur ressenti (ce qui peut se traduire aussi dans le sens du mouvement interne de nos représentations, mais pas seulement, car dans des niveaux plus profonds, la personne peut se mettre en relation avec son âme, son être profond)

 La place du constellant

  La personne qui demande une constellation est appelé le constellant. Celle-ci expose sa demande dans le groupe et choisit des représentants parmi les participants en fonction des propositions émises par l’intervenant. Ces représentants vont figurer des personnes connues ou non du client, mais également des places symboliques ( des pays par exemple).
la  personne, généralement est spectatrice de ce qui se déroule dans la constellation. L’intervenant vérifie régulièrement que ce qui se déroule est en lien avec l’histoire du constellant.

La place des représentants

la plupart du temps, ceux-ci ne se connaissent pas et ont  peu d’informations sur le rôle qui leur a été confié. Néanmoins, des phénomènes se produisent dans la gestuelle, la posture, les émotions, les perceptions corporelles qui fournissent ainsi une somme d’informations très précieuses pour le constellant et l’intervenant qui va ainsi guider la constellation vers sa résolution dans un ordre retrouvé.

la place de représentant sollicite beaucoup en termes d’énergie, de présence, d’implication. Ce qui se travaille pour chaque représentant à la place qu’ils occupent dans une constellation n’est jamais banal. Un cheminent thérapeutique se faufile ainsi pour chaque représentant. C’est la conscience qu’on en a qui fera la différence, à savoir de pouvoir utiliser aussi ces places comme des lieux de transformations souterraines.

les effets de la constellation 

La manifestation dans le monde tangible se fait à différents niveaux et le système familial de la personne est également modifié de façon plus ou moins perceptible en fonction de ce qui a été touché émotionnellement. Certaines constellations ont des résultats très immédiats, et ceci est compréhensible dans la mesure où la  personne est arrivée à maturation du problème qu’elle veut travailler en constellation. Pour d’autres, les résultats sont peu ou pas apparents, néanmoins, il se passe toujours quelque chose qui pourra se manifester lorsque les circonstances ( et la conscience) le permettront.

la plupart du temps, les participants se disent soulagés, avec le sentiment d’avoir  un grand poids en moins;  libérés d’une tension intérieure qui générait de multiples peurs; d’avoir envie d’avancer dans leur vie, de voir des perspectives d’avenir …

On constate  fréquemment que le retour dans la vie réelle offre des surprises inattendues : des nouvelles d’un proche qui se tenait éloigné et qui a été évoqué dans le travail de constellations, un repositionnement dans l’entourage familial, des relations qui s’améliorent, et surtout un sentiment d’ouverture  qui se déploie et amène des changements positifs.

Le cadre thérapeutique 

Il s’avère intéressant et efficace de procéder par étape, une constellation montre beaucoup de choses qui ne peuvent être intégrées par la conscience au moment où cela se produit. Il est donc nécessaire de laisser du temps entre chaque constellation.et il  est souhaitable de travailler dans un espace thérapeutique les contenus ayant émergé dans la constellation, afin d’élaborer et de « digérer » ce avec quoi la personne a été interpellée. La constellation  continue son chemin  en souterrain.

je propose généralement que les personnes en « découverte » de la méthode fassent une 1ère expérience en tant que participant, puis ntégrent ensuite un prochain groupe pour consteller sur le problème.

– quelques séances individuelles post constellation, permettent d’élaborer et d’ntégrer des contenus ayant émergé.

– quand à la fréquence, il ne s’agit pas d’enchainer les constellations. Ce n’est pas une thérapie mais un outil thérapeutique.

Pour expérimenter les stages, les ateliers de constellations familiales à Bordeaux 

plus d’infos sur le site www.lesconstellationsfamiliales.com

@tousdroits réservésMaureenBoigen

 

Les constellations familiales, ce que l’on peut en attendre ?

 

Ce que l’on peut attendre d’une constellation familiale varie avec la demande qui est présentée :

Fréquemment, les personnes se font déjà une idée de ce qu’elle souhaite travailler en fonction du problème amené.  Or l’expérience montre, la plupart du temps, que ce qui va se dérouler dans le processus de la constellation concerne un autre aspect  non conscientisé par la  personne qui a demandé la constellation.

D’une façon générale, il est nécessaire d’être prêt pour faire une constellation afin que celle-ci puisse amener tous les bénéfices thérapeutiques souhaitables.Mais il n’est pas évident de savoir si c’est le cas, c’est pourquoi une première expérience en tant que représentant est importante. Un chemin se profile déjà dans l’inconscient lorsqu’un participant prend un rôle pour la 1ère fois.

Une constellation effectuée « au bon moment » amène des changements positifs et des bénéfices peuvent se manifester de façon très rapide et  inattendue ou bien rester en attente d’éclosion  (jusqu’à  quelques années).

Apaisement, soulagement, dégagement, distance sont des ressentis qui reviennent souvent en fin de stage ou quelques temps plus tard. Mais également l’entourage profite d’une constellation effectuée par un de ses membres. Des synchronicités apparaissent et laissent supposer la justesse de ce qui a été touché et réparé. ( voir dans la rubrique articles, des expériences surprenantes vécues par des participants)

les constellations ne font pas de miracles, elles sont  particulièrement adaptées lorsque l’on se sent prêt au changement.

Pour expérimenter les stages, les ateliers de constellations familiales à Bordeaux 

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Les constellations familiales, qu’est ce que c’est ?

 LES CONSTELLATIONS FAMILIALES et SYSTEMIQUES, Qu’est ce que c’est ?

Le passé ancestral laisse ses traces plus ou moins visibles dans la descendance.Des situations antérieurement tragiques créent des systèmes de croyances.  Chaque croyance génère de la fixité. On se fixe ainsi sur le passé en restant fidèle à nos croyances. Et la fixité donne forme, crée une forme qui devient une réalité en lien avec ce que nous fixons.

Certaines places dans la famille, dans  la fratrie se retrouvent plus exposées que d »autres à subir le poids familial Ces places sont souvent en résonance avec des membres exclus de la famille qu’il nous appartient de réhabiliter.. Les exclus  dans la constellation, reprennent leur droit d’appartenance au système en réintégrant leur place, soulageant ainsi les plus jeunes générations du fardeau dont elles se sont chargées par désir de répondre aux attentes inconscientes de leur environnement.

 La méthode des constellations familiales et systémiques permet de sortir du désordre générationnel, de se désidentifier des souffrances vécues par nos ancêtres, de se libérer des dettes familiales,… ..

Retrouver le sens de sa vie, rentrer dans le flux de la vie, poser  un  regard fertile sur le monde, tels sont quelques uns des bénéfices des constellations qu’il vous appartiendra d’expérimenter au cours d’un stage.

Il existe différents types de constellations entre autres :

  • constellations familliales ; celles initialement développées par B. Hellinger – qui ont évoluées  par la suite en mouvements de l’âme
  • les constellations aveugles ou cachées (on sait peu d’information sur le sujet, le thème apporté par la personne)
  • les constellations structurelles (développées par Matthias Varga von Kibéd, – dont font partie le -Tétralemme   et les constellations de polarité (triangle de valeurs) (
  • les constellations de problème ( on met en scène le problème énoncé par la personne avec des places prédéfinies telles que : focus, but, obstacles, ressources, tâches, gain..)

Toutes les constellations sont systémiques, dans la mesure où un élément peut influer sur un autre et modifier les dynamiques en cours.

Selon Bertold Ulsamer, :dans une constellation, on observe 3 dimensions :

  • les faits
  • les dynamiques
  • les ordres

La théorie du champ

Reliée à la phénoménologie, dans l’observation ( et non l’interprétation) de ce qui émerge dans le présent en mouvement, quoi que cela puisse être, la théorie du champ est une notion maîtresse dans la méthode des constellations. Bert Hellinger met l’accent sur cette dimension « qui sait » ( il parle de « grande âme »)  et la priorité pour le thérapeute de se « connecter » au champ pour suivre le processus qui se déroule dans la constellation.

La théorie du champ se réfère à la physique quantique dont l’un des principes est la non-séparabilité des éléments, tout est relié. Ainsi les intrications (enchevêtrements, entremêlements) se font jour et laissent apparaître les désordres inhérents à un système à travers un individu.  Autant les désordres se font jour, et autant la solution est présente  pour que le système retrouve son homéostasie. C’est en se reliant à cette dimension qui nous dépasse que nous pouvons accéder à ce dont l’âme à besoin pour avancer sur le chemin de l’expérience de vie.

L’orientation vers la solution oriente vers la recherche des ressources et des objectifs.

Espace et temporalité

Les constellations externalisent dans l’espace tridimensionnel les représentations intérieures. Un des aspect spécifique est l’abolition du temps dans le cadre de la constellation : passé, présent et futur se frôlent, se conjuguent, ( Il en est ainsi dans notre réalité psychique) et ces renversements chronologiques cherchent à rétablir un ordre manquant, générateur de symptômes au sein de la famille et/ou de l’individu. Ainsi le groupe devient matrice pour que des vécus antérieurs puissent émerger de la mémoire corporelle  afin de trouver une résolution.

La place du corps

Un des aspects les plus surprenants dans cette méthode est le ressenti vécu par les participants intervenants dans un rôle au service d’une constellation d’une personne qu’ils ne connaissent pas. Comment expliquer les sensations de froid, de chaleur, les émotions de colère, de peur, les mouvements de se laisser tomber et de vouloir s’allonger au sol,…   ce que l’on appelle perceptions représentatives

La perception représentative fait appel au corps et non pas à l’intellect.  la place donnée au corps de perception est primordiale. Le corps  devient l’antenne réceptrice d’informations précieuses.  Sensations diverses, émotions, mouvements sont autant d’expressions du « corps qui sait » et qui répond au champ phénoménologique. L’intellect, l’analyse ne sont pas compatibles pour vivre l’expérience des constellations. les participants deviennent réceptacles et se laissent traverser par ce qui se produit dans le champ de la constellation.

Ces phénomènes ne peuvent avoir lieu que dans le cadre du groupe et se coordonnent à ce qui se passe dans les dynamiques, les informations, les émotions, les paroles qui s’expriment.

Le changement, le désir, la transformation sont liés au corps. C’est aussi dans notre corps que nos mémoires généalogiques s’engrangent et se rappellent à nous dans toutes formes de symptômes.

Pour expérimenter les stages, les ateliers de constellations familiales à Bordeaux 

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