l’Identité, qui je suis ?

L’IDENTITE : QUI JE SUIS ?

Le chemin vers l’identité passe par l’ identification et par le processus de différenciation. Les identifications concernent en tout premier lieu celles aux parents et à l’environnement familial, le processus de différenciation est un chemin de construction de soi et permet d’accéder à l’altérité.

 Selon les familles, les traditions, l’histoire, l’enfant va être imprégné d’autres modèles soit familiaux (fratrie, grand-parents, oncles et tantes ….) soit dans des réseaux  extra familiaux (famille d’accueil par ex.). En grandissant, l’enfant se socialise à travers le milieu scolaire, voire universitaire. Certains enseignants auront une aura de « Maître » pour celui ou celle en mal de transmissions, qui cherche des références et des identifications qui le (la) mette sur le chemin de son identité.

L’identité se construit et se déconstruit au fil du temps. C’est un cheminement.  

Ainsi, les repères identitaires comme le prénom et le nom, la filiation, le lieu de naissance s’ils sont donnés à la naissance, ont besoin d’être acquis par l’individu pour que ce dernier incarne cette identité et la porte dans le monde avec sa propre signature. Il y a des histoires douloureuses, il y a des arbres « malades », abimés, mutilés, tant certains évènements historiques ont été tragiques. 

 Au-delà des situations, des évènements,  il y a des hommes et des femmes.  L’époque, les traditions, la culture, le milieu social sont des agents qui participent à modeler les individus et deviennent ainsi des constituants de l’identité. Il est important de se rappeler que chaque être porte une vérité inscrite au plus profond de lui qui mérite d’être transmise, afin de poursuivre ce qui a été interrompu,  de faire vivre les espoirs de réalisations inabouties  et de mettre au monde l’être qui demande à naître à chaque génération.

Aller vers son identité constitue l’objectif de toute démarche thérapeutique.  Le travail avec l’arbre généalogique replace chaque personnage dans sa vie et ceci afin de laisser l’espace au sujet pour prendre conscience de ce qui lui appartient en propre et de ce à quoi jusqu’alors il était identifié.

Cette ouverture crée une disponibilité nouvelle et permet l’émergence du potentiel à être en  occupant sa place pleinement : psychiquement et physiquement. C’est sur cette notion de place que va s’appuyer la psycho-généalogie afin qu’une personne s’approprie  son identité. 

Marcher vers son identité, c’est prendre conscience de ses racines pour être bien dans ses branches… ( en hébreu, le mot « marcher »  se décline aussi dans le sens d’ être heureux..) 

Maureen Boigen – tous droits réservé

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